Facebook, terre d’immigration
mars 23, 2008
Facebook ne déroge pas à la règle. Sites de rencontres, tchats en tout genre, on sait depuis longtemps que ça drague dur sur le net. Se faire des amis, connecter le monde et les cultures différentes des quatre coins de la planète est une chose. Mais l’envers du décor n’est qu’à un clic de souris.
En effet, prenez l’Afrique par exemple. Les connections internet se démocratisent en Afrique et deviennent (presque) accesibles aux plus démunis. Les connections Internet sont certes très rarement privées, mais les cybercafés poussent comme des champignons dans les grandes villes du continent, ouvrant ainsi la voie à la découverte de l’imaginaire européen et à ses soi-disantes richesses…
Loin de moi l’envie de juger cette attitute, arrêtons-nous quelques secondes sur le phénomène. En Afrique, des familles entières se cotisent pour payer des heures de connection Internet en espérant que leurs enfants (filles en majorité) trouvent un mariage heureux sur la toile. Prenez par exemple le site www.tchatche.com. Certes, certaines Africaines vendent leurs services sexuels par webcam interoposées, d’autres proposent d’investir dans leur salon de coiffure ou autres projets agricoles. Mais ce tchat francophone est bien fréquenté à 60% par le continent africain. Jusqu’au point que les cybercafés africains sont aujourd’hui (pour la grande majorité) munis de petits rideaux pour que les femmes puissent montrer leurs formes à leur futur mari…très calmement! installé dans sa chaise de bureau à plusieurs milliers de kilomètres. Cela marche tellement bien, que de nombreux Européens en quête d’amours lointains se déplacent pour rencontrer ces femmes, que les familles font un plaisir de marier. Et tout ceci peut aussi commencer par un simple friend request…
Evidemment, de nombreux cyber-Européens jouent le jeu (notez, c’est toujours moins cher que Meetic) et cherchent aussi leur manne sur Internet. Seulement voilà. Si on espère que ces mariages finissent pour la pluspart heureux (avant un petit tour à l’ambassade), certaines femmes sont ramenées en Europe pour être tout simplement mises sur le trottoir…alimantant les réseaux de prostitution. L’envers du décor est bien là. Do you have a facebook ?
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