marcelospel-1.jpgLe mythe Ospel est terminé. Enfin! Après avoir fait perdre près de 12 milliards de francs aux actionnaires ce premier trimestre 2008, sans compter les 20 milliards l’an dernier, le géant sort par la petite porte sans vraiment y sortir, force de constater qu’il ne sera pas réélu. Il évite ainsi sans doutes un vote de sanction de la part des actionnaires.

Ceci dit, un chef d’entreprise qui fait perdre près de 23 milliards en un peu moins de deux ans à une des plus grande banque suisse – joyau helvétique – n’aurait-il pas au moins eu la décense de présenter sa démission ? Non, M. Ospel a préféré abusé du système jusqu’au bout. Son parcours, en tant que président du Conseil d’administration d’UBS depuis 2001 n’a-t-il pas fière allure ? En 2001, il est sous les feux de la rampe, de par l’implication de la banque dans le grounding de Swissair.  En 2001, sa rémunération, suscite une vive émotion dans la presse : 18 mios de francs suisses, puis même 21 millions en 2005. Cette même année, il déménage dans le canton de Schwytz pour raisons fisacles. Pire, en 2006, sa rémuneration annuelle est montée à 24 millions de francs suisses, soit 300 fois le salaire d’un employé de base de sa propre entreprise. C’est alors le patron le mieux payé de Suisse, après Daniel Vasella, patron de Novartis, qui a enregistré un salaire de 30 millions en 2006. Entre 2007 et cette année, Monsieur Ospel est pris dans la tourmente des “subprimes” aux Etats-Unis, UBS annonce quelques difficultés, sans gravité, à la fin de l’été 2007. Les révélations se succèdent et à la veille de l’Assemblée générale extraordinaire de février 2008, le montant des pertes se monte à plus 20 milliards de francs suisse. Après avoir refusé – de justesse – une commission de contrôle spécial (c’eût été une première), l’AGE accepte que le fonds souverain GIC de Singapour prenne une participation d’un peu moins de 10 % à UBS. L’Etat de Singapour, place financière concurrente de la Suisse, devient ainsi le plus grand actionnaire de l’UBS et, selon les représentations des actionnaires, il pourrait détenir une minorité de blocage…

Cette fois-ci, M. Ospel ne sera pas reconduit dans ses fonctions.  Il préfère léguer les reines à Peter Kurer, membre de la direction générale. En conséquence, UBS veut procéder à une nouvelle augmentation de capital pour lever 15 milliards de francs. Elle sera décidée lors de l’assemblée générale du 23 avril. On attend le montant du parachute doré….


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